Kinshasa accueille, du 28 septembre au 2 octobre 2026, les travaux consacrés aux négociations de la prochaine subvention du Fonds mondial destinée à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Un rendez-vous stratégique pour la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la contraction des financements internationaux.
Toutes les institutions sont mobilisées autour d’un même impératif : protéger les populations et renforcer durablement le système national de santé.
Le défi est considérable. Selon l’OMS, la RDC enregistrait en 2023 une incidence estimée de 385 cas de tuberculose pour 100 000 habitants. Pour le paludisme, l’incidence était estimée à 327,9 cas pour 1 000 personnes à risque en 2022. Quant au VIH, l’OMS indique des nouvelles infections de 0,18 pour 1 000 personnes non infectées, ce qui correspond à environ 18 nouvelles infections pour 100 000 personnes non infectées.
Dans ce contexte, le maintien des financements du Fonds mondial reste essentiel. Mais l’évolution de l’aide internationale impose également à la RDC d’accélérer la mobilisation de ses propres ressources.
C’est tout le sens de l’ancrage du CCM à la Primature qui en assure la présidence, traduisant ainsi la determination du Gouvernement Suminwa à renforcer la coordination et de placer la mobilisation des ressources nationales au cœur de la réponse sanitaire.
Le partenariat reste indispensable. Depuis sa création, le Fonds mondial affirme avoir contribué à sauver 72 millions de vies dans les pays où il investit. Mais l’enjeu du prochain cycle ne sera pas uniquement de mobiliser davantage de financements : il faudra surtout garantir que chaque ressource produise un impact concret sur le terrain.
Médicaments disponibles, diagnostics accessibles, laboratoires renforcés, agents de santé mieux accompagnés et communautés davantage impliquées : c’est à cette échelle que se mesurera la réussite de la prochaine subvention.
La négociation du cycle 8 doit ainsi être plus qu’un exercice financier. Elle peut devenir l’occasion de bâtir un nouveau pacte entre l’État congolais, les partenaires internationaux, la société civile et les communautés, fondé sur la responsabilité partagée, la transparence et les résultats.
Car derrière les milliards, les subventions et les négociations, il y a une réalité essentielle : un enfant à protéger du paludisme, une personne vivant avec le VIH à maintenir sous traitement et un malade de la tuberculose à diagnostiquer et soigner à temps.
La véritable mesure de cette mobilisation sera donc son impact dans la vie des bénéficiaires.



