À Kinshasa, la question des déchets n’est plus un simple problème de voirie : c’est un enjeu de dignité, de santé publique et d’avenir. Face à des montagnes d’ordures qui étouffent les quartiers et fragilisent les plus vulnérables, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a choisi d’agir. Et il faut le dire clairement : sa détermination mérite d’être saluée, soutenue et amplifiée.
En scellant un partenariat stratégique avec Qatar Polymer, le gouverneur ne s’est pas contenté d’annoncer une intention. Il a posé un acte concret, porteur d’une vision moderne : produire localement des sacs biodégradables, réduire les importations coûteuses, créer des emplois et donner à la capitale les outils d’une collecte plus efficace. Ce projet, déjà lancé par une première commande, rompt avec l’immobilisme qui a trop longtemps paralysé la gestion urbaine.

La présence du ministre Jésus-Noël Sheke et de l’ambassadrice Valérie Lusamba Kabeya témoigne d’une volonté partagée : faire de l’assainissement une priorité nationale et un levier de coopération internationale. Et en renforçant la capacité de collecte de la Régidec, le gouvernement provincial veut ancrer la durabilité dans les services publics, pour que chaque sac ramassé devienne un pas de plus vers une ville respirable.
Au-delà des chiffres 17 000 tonnes de déchets par jour c’est un message d’espoir qui se lève. L’espoir que l’action publique peut être inventive. L’espoir que l’écologie peut rimer avec emploi et industrie. L’espoir, surtout, que la capitale congolaise n’est pas condamnée à subir, mais capable de se réinventer.
Oui, la route sera longue. Mais chaque grande transformation commence par un premier chantier. En soutenant la vision et la ténacité du gouverneur Bumba, les Kinois, la société civile et les partenaires peuvent bâtir ensemble une métropole plus propre, plus saine et plus fière. Kinshasa le mérite. Et le moment d’agir, c’est maintenant.
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